Il est mal connu et pourtant il existe depuis 1973 : c'est l'interrail, un pass qui permet de voyager sur tous les rails européens. Carnet de voyage d'un petit tour de l'Europe de l'Est entre frère et soeur.
Le principe de l'Interrail est, finalement, assez mal connu...surtout des agents SNCF !
Acheter son Pass Interrail relève du parcours du combattant. J'ai passé une journée entière pour trouver un point de vente SNCF qui pouvait me le faire. Je suis allée 2 fois à la gare et dans 2 boutiques différentes. Et j'étais mieux renseignée que les agents bleus, qui devaient s'y mettre à deux ! Entre ceux qui ne pouvaient pas et ceux qui ne savaient pas : il a vraiment fallu s'armer de patience !
On peut aussi acheter le Pass sur le site Interrail, mais le site est seulement en anglais ! Et il y a 10 euros de frais d'envoi par Pass !
Le principe
L'interrail existe en fait depuis plus de 30 ans. Le principe est simple : on paie le Pass en fonction du nombre de jours où l'on compte voyager. A partir de 159 euros (pour les - de 26 ans), pour 5 jours de voyages maximum étalés sur 10 jours. Un jour de voyage compte pour un trajet entre 00h01 et minuit, sauf si le départ se fait après 19h : dans ce cas-là, le voyage compte pour le lendemain. La stratégie, c'est donc de partir après 19h, de dormir dans le train (quitte à payer un léger supplément pour la couchette) et d'arriver le lendemain matin dans le pays.
Petite précision : le trajet de la gare de départ jusqu'à la 1ère gare à l'étranger n'est pas compris dans le Pass, mais vous avez 50%. Nous, nous sommes donc partis de Grenoble et nous avons dû payer le Grenoble-Genève (ça va : 10 euros).
Le Pass ne se réserve pas. En revanche, il est conseillé de réserver certains trains, notamment les trains-couchettes ou les trains à grande vitesse. Mais en dehors de la période estivale, ça ne se bouscule pas au portillon et c'est pas mal d'improviser son trajet au fur et à mesure du voyage et du ressenti que l'on a.
Le Pass Interrail comprend aussi les trajets sur les lignes intérieures et les liaisons en ferry. Il donne aussi accès à des réductions dans certains pays (pas tous !) : musée, hôtels, parcs, etc.
Dans la couverture de l'Interrail, il y a un carnet de voyage dépliant. C'est à nous d'indiquer les informations sur nos trajets : villes de départ et d'arrivée, correspondances et surtout les dates !! C'est ce document que demandent les contrôleurs. Mais franchement, c'est pas clair du tout et comme personne n'est capable de vous expliquer à la SNCF, il faut se débrouiller comme on peut...
Si c'est pour partir 10 jours (comme nous !), le Pass pour 5 jours suffit largement, quitte à racheter quelques billets de trains supplémentaires en cours de route...
Au fait, pour voyager en Europe, la carte d'identité suffit. En Croatie par exemple, elle est obligatoire pour rentrer dans le pays. Et on a vite tendance à l'oublier, mais beaucoup de pays n'ont pas l'Euro !
Le point de départ de notre petit périple est donc Grenoble. Direction les anciennes possessions communistes d'Europe Centrale :
Arrivée à Genève où l'on va passer la nuit dans la gare. Et, grande découverte : les gares ferment la nuit !
Voilà notre lit de quelques heures : les bancs de la salle d'attente. Un peu froid, un peu dur, un peu étroit, mais bon, on s'attendait pas non plus à du grand confort en partant. A partir de 2h, la salle a fermé et on a dû partir. Les vigiles, sympas, nous ont proposé de nous installer devant leur guérite, au sous-sol et de taper contre la vitre en cas de problème. Car, comme ils nous l'ont expliqué avec un fabuleux accent suisse : "y'a des vols à l'astuce !" Mais bon, aucun problème pour nous. On a papoté jusqu'à 6h du mat', l'heure de notre train pour Vérone !
Publié à 06:14, le 23/11/2007 dans a : Italie, Mots clefs :
Nous mettons nos photos en ligne afin de les partager.
Mais nous allons aussi donner des conseils, infos pratiques, bonnes adresses pour chaque endroit où nous sommes passés.
Et, au début de chaque rubrique, nous mettons une note aux agents de la gare. Avec près de 70 heures de train, l'accueil et la disponibilité des agents qui travaillent dans la gare : ça compte !
Vive l'interrail et bon surf !
Publié à 04:42, le 23/11/2007, Grenoble Mots clefs :
Arrivée à Verona, la ville de Roméo et Juliette. Il est 11h40 et on n'a pas beaucoup dormi. Par contre, ce qui est top dans les trains italiens, c'est qu'ils distribuent du Coca et des boissons chaaudes gratuitement !
On est passé par la région des lacs, de jour : ma-gni-fi-que ! Ca donnait vraiment envie de s'y arrêter.
Par contre, on est aussi passé par Milan et c'est carrément moche. Une région industrielle, des immeubles moches, des quartiers à l'abandon, etc.
Evidemment, certaines photos sont plus drôles que d'autres...
Pour info, bibite c'est boisson;-)
On est arrivé au moment où Le Tour de l'Italie des Vieilles Voitures s'arrêtait à Vérone. Du coup, il y avait plein de belles voitures de collection.
Remparts de Vérone...
Publié à 06:24, le 22/11/2007 dans a : Italie, Vérone Mots clefs :
Ah, Vérone, la ville de Roméo & Juliette...Ben oui, les amants de Vérone : c'est eux ! Les Capulet, les Montaigus, tout ça quoi !
Du coup, dans la ruelle menant à la maison de Juliette, les amoureux du monde entier y ont laissé leur trace : un nom dans un coeur. Les murs entiers en sont recouverts !
et comme la ruelle de la maison de Juliette ne suffit pas, il y en a jusque chez les voisins !
Sinon, y'a aussi le petit mot gribouillé dans un mouchoir en papier et collé au mur par un chewing-gum : même mac Gyver, il n'y a pas pensé à celle-là !
Franchement, Venise à côté, c'est du pipi de chat !
Et enfin, le moment tant attendu : LE balcon de Juliette !
Le puits de l'amour : il faut y jeter une pièce, faire un voeu et mettre un cadenas pour que son amour ne s'envole pas.
Publié à 06:09, le 22/11/2007 dans a : Italie, Vérone Mots clefs :
Pasta sulla piazza (wahou ! en fait, j'ai des restes de mes cours d'italien du lycée !) Des vraies pâtes, excellenté ! Et en manches courtes le 27 octobre, faut préciser komême ! S'en est suivie una gellato fragola e mandorla (glace fraise/amande). mmmm
S'en est suivie une vraie pizza, comme on n'en avait rarement mangé : qui dégouline de garniture, avec des petits poivrons fondants, des larges tranches de tomates fraîches et un max de mozza !
Publié à 03:47, le 22/11/2007 dans a : Italie, Vérone Mots clefs :
Les 3 ponts, en plein coeur de la ville. On a pris notre petit déj juste là, au bord de l'eau. Mais en passant la commande, on a traduit "cacao" par "hot chocolate" : mauvaise idée ! Le hot chocolate, c'est de la crème Mont Blanc chaude ! On se demandait aussi pourquoi notre sucre était resté à la surface...Gloups ! Un peu surpris, mais assez bon. On a revu ça sur les cartes, en Croatie, en Hongrie et en République Tchèque aussi : des hot chocolate au chocolat blanc, au lait, avec des éclats de noisettes ou du coco râpé...Mais du coup, ils boivent plutôt ça pour le goûter...
Les 3 Ponts by night.
L'église orthodoxe où on s'est installé pour faire un petit somme...Mais comme on était dimanche, on a été réveillé par la messe ! Du coup, on a suivi la messe en slovène en attendant avec impatience chaque moment où on pouvait se rasseoir...Et après 1h de messe, on était réveillé:-)
Déjeuner local.
Burek, une spécialité qui vient plutôt de Serbie : une pâte feuilletée et assez grasse, enroulée comme un gros réglisse et fourrée au fromage ou à la viande. Avec un jogurt liquide. Pfiou ! On n'a pas réussi à terminer notre burek : ça cale carrément !
Concert en plein air pour le Marathon annuel de Ljubljana. Ils tapent sur des bidons, des gouttières et d'autres trucs de récupération.
Au moment de la sortie en salle du film "Ratatouille", ils ont dû être embétés pour traduire un plat typiquement français en slovène, qui plus est, avec une prononciation qui n'existe pas en slovène. Du coup, Ratatouille en slovène, ça donne : rat-a-too-ee !
Le Pont des Dragons by night (et ça caille !!!).
Publié à 07:45, le 20/11/2007 dans b : Slovénie, Ljubljana Mots clefs :
Entrée du château de Ljubljana : franchement, il est plus beau vu d'en bas...Un peu déçu à l'arrivée:/
Mais bon, la chapelle du château a un beau plafond...
Notre compartiment pour le trajet Ljubljana-Split, via Zagreb. D'ailleurs, on a d'abord loupé notre train. A cause de l'affichage slovène, faut préciser. En fait, il y a 2 panneaux : un pour les départs vers l'Est, l'autre pour les départs vers l'Ouest. Ne lisant pas le slovène couramment, on a regardé la liste des trains et on a pris le 1er qu'on a vu. Or, il y avait deux trains qui partaient à la même heure ! C'est un contrôleur très sympa et parlant bien anglais qui nous a expliqué qu'on allait pas dans le bon sens. On est vite descendu, reparti dans l'autre sens, mais on avait loupé notre train pour Split, du coup. On est quand même allés jusqu'à Zagreb. Arrivés là-bas (vers minuit), on a trouvé la gare routière et on a pris un bus pour Split (le dernier avant 6h d'ailleurs). De toutes façons, les bus sont plus rapides et plus fréquents que les trains.
Du coup, on a traversé la Croatie en bus...de nuit, mais l'arrivée sur Split était quand même magnifique...
Publié à 08:59, le 19/11/2007 dans b : Slovénie, Ljubljana Mots clefs :
La traditionnelle photo devant le panneau (arrivée à 5h).
Monnaire croate : les kunas ! Du coup,
pendant nos 3 jours en Croatie, la
chanson qu'on chantait à longueur de
journée, c'était :
Le front de mer de Split (La riva). Comme on est arrivé à 5h, c'était plutôt calme.
La riva, côté enceinte du palais de
Dioclétien (IIIe siècle), un empereur
romain un peu mégalo.
La marina
Le marché aux poissons. Au bout de la marina, un groupe de camions stationnent. Pour acheter le poisson, tu demandes et ils ouvrent la porte du camion. Et là, entassés dans des cagettes, les dernières prises.
Des vers de mer : et on nous a expliqué
que c'était les meilleurs apâts. Ca
s'attrappe dans le sable ou dans les
cailloux avec un piège savant. En fait, on
dirait que c'est aussi compliqué de choper
les apâts que les poissons...
Retour de la pèche...et visiblement, y'en a un que ça
intéresse
Petit déj devant la marina : deux grosses grenades achetées au marché:-)
Mimi croate
Promenade sur la côte croate : magnifique et tellement calme hors saison ! Tip-top !
Split by night : un verre sur la riva...
Publié à 06:09, le 18/11/2007 dans c : Croatie, Split Mots clefs :
Vidéo du marché : les petits légumes, les figues sèches dans les feuilles de laurier, les kiwis, l'huile
d'olive maison dans les bouteilles de soda, les citrons, les fleurs et la charcuterie qui est restée un
mystère pour nous : on dirait que toutes les parties du cochon sont laquées...
La charcuterie mystérieuse...
Le clocher de la cathédrale à travers les ouverture du palais de Dioclétien : wahou, quel artistisme !!!
Voilà ce que l'on a
pour 10 euros la
nuit : une chambre
chez l'habitant, en
plein coeur de la
vieille ville, avec
télé câblée, salle
d'eau et tout.
Notre 1ère vraie
nuit dans un vrai
lit depuis notre
départ (et notre
1ère douche
aussi) : le luxe !!
Trop bon : on a
dormi 15 heures !
Et autre mystère
croate pour nous :
il y a toujours 2
fenêtres super-
posées...On s'est
vraiment creusé la
tête, émis plusieurs
hypothèses...
Pourquoi ne pas mettre plutôt un double vitrage ? Ca reste un mystère...
Vue sur Split : que des escaliers !
Alors, après l'effort, le réconfort:-)
Le Fanta croate : le Pipi ! Ca a
beaucoup fait rire Jules qui est allé en
commander exprès pour voir la bouteille.
Il a même gardé la bouteille et après ça
a donné des dialogues du genre :
"Merde, j'ai du pipi dans mon sac !
-Quoi ?! Mais comment ça se fait ?!
-Enfin, du pipi qu'on boit, quoi."
Hihi...
Ruelles de Split, côté montagne.
On mange bien en Croatie...
La cathédrale St Domnius, en plein milieu du palais de Dioclétien.
Pour la petite histoire, avant le IIIe siècle, les morts étaient enterrés à l'extérieur de la ville pour éviter les épidémies. Mais, Dioclétien (l'empereur romain un peu mégalo) s'auto-accorda une exception et il fut enterré dans l'enceinte du palais. Plus tard, les chrétiens ont transformé ce mausolée en église. Ils l'ont dédiée à St Domnius, un évêque décapité sur ordre de Dioclétien : la boucle est bouclée !
L'enceinte du palais de Dioclétien by night.
Même les supérettes ont leur place
dans l'enceinte du palais de Dioclétien
Le pied qui porte bonheur !
Toucher le gros orteil du pied gauche de cette statue de Grgur Ninski porte bonheur paraît-il...
Pour la petite histoire, cet évêque du IXe siècle a défendu l'usage de la langue slave par l'Eglise croate, par opposition au latin. Ce qui a un peu fâché le Vatican, apparemment...
Notre ma'a préféré : le cepavi. So
delicious ! Petit pain brioché chaud,
avec des minis saucisses de viande
parfumées, un coulis de poivron et
des échalottes émincées :
carrément bon !
Le must du must, c'est d'aller boire un verre dans l'enceinte du palais ! Là, dans les petites ruelles pavées, entre les colonnes...les bières n'existent que par bouteilles de 0,5L. Et ça coûte même pas 2 euros le verre ! Une Veletbitsko ou une Toceno, les bières croates.
Publié à 07:06, le 17/11/2007 dans c : Croatie, Split Mots clefs :
Là, c'est plutôt calme, mais c'est parce qu'il est très tôt. Après 10h, ça devient l'enfer : c'est hyper touristique. On n'a pas croisé un seul praguois : ça parlait anglais, français (beaucoup de Français !), japonais...bref, ça gâche un peu le plaisir d'être dans une aussi belle ville.
Pour la petite histoire, il date du XIVe et avant, les voitures avaient le droit de l'emprunter. Il paraît qu'il a tenu pendant tout ce temps grâce à un mortier lié avec des oeufs.